Friday, March 26, 2004

A pair of end of the 18th c. busts of Jupiter and Ceres signed and dated 1788.

A pair of end of the 18th c. busts of Jupiter and Ceres
signed and dated F.Righetti Roma 1788
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Tête de JupiterBronze, fonte à cire perdue. Signé et daté au dos :F.Righetti : F.Romae: 1788 Haut. totale : 47,5 cm ; buste : 23,5 cm. Tête de JunonBronze, fonte à cire perdue. Signé et daté au dos :F.Righetti : F.Romae: 1788Haut. totale : 48 cm ; buste : 24 cm.
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Piédouches en marbre vert. Les bustes reposent sur une base de marbre blancen forme de colonne cannelée ; contre-socles quadrangulaires en marbre noir.Ornementation de feuilles d’eau, frises de bronze doré à motif de perles ettorsades.
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Francesco Righetti est sans conteste l’un des sculpteurs, bronziers etfondeurs les plus importants à Rome à la fin du XVIIIe siècle et au début duXIXe siècle. Après son apprentissage avec Luigi Valadier, orfèvre etsculpteur, Righetti s’installa à son compte. Sa première grande commandedate de 1781 et consista à fondre douze répliques de sculptures antiques,mais aussi des copies d’après Jean de Bologne ou Duquesnoy pour le banquieranglais Hope. La grande qualité de son travail lui permit égalementd’obtenir la commande de la réduction du groupe du Mont Parnasse du muséePio-Clementino pour l’Impératrice Catherine II, en 1786.Sans s’étendre sur l’étendue de sa brillante production, Righetti futsurtout connu - comme ses contemporains Giovanni et Giacomo Zoffoli - pourles nombreuses réductions d’antiques qu’il fondait pour les visiteursétrangers désireux de garder un souvenir des plus célèbres sculptures deRome. L’ampleur de son atelier l’obligea même à faire travailler d’autresartistes comme Camillo Pacetti qui copiait pour lui des modèles d’antiques.Le catalogue rédigé en français qu’il publia en 1794 donne la mesure del’étendue de sa production. Il proposait ainsi à la vente soixante seize(simples) figures, vingt-cinq groupes, différents vases et trophées,sculptures d’animaux et enfin cinquante six bustes parmi lesquels devaientfigurer ceux de Jupiter et de Junon présentés ici. Il est fort probablequ’ils furent ramenés en France dès 1788 comme le laisse penser leurs soclesraffinés typiques de la fin du règne de Louis XVI. Ils renvoient à d’autresexemples présentant les mêmes qualités d’exécution et de reparure, tels queles bustes de Bacchus et Ariane (1789, Oxford, Ashmolean Museum) dedimensions similaires, ou encore la paire de bustes de Bacchant etBacchantes signé et daté 1791, montés sur des socles en marbre bleu turquin,et provenant selon le texte du catalogue de vente du palais de Saint Cloud(Vente, Paris, 8 avril 1892, n° 54).
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Bibliographie : Inédit. Sur Francesco Righetti : Hugh Honour, After the Antique : SomeItalian Bronzes of the Eighteenth Century, Apollo, mars 1963, p. 194-200.Alvar Gonzales-Palacios, Ristudiando I Righetti, Antologia di Belle Arti,Nuova serie, II. 39-42, 1991-1992. Studi sul Neoclassissismo III, p. 17-46.Nicholas Penny, Catalogue of European Sculpture in the Ashmolean Museum.1540 to the present Day. Volume 1, Italian, Oxford, 1992, p. 117-120. Cat.expo. : Art in Rome in the eighteenth century, Philadelphie, Museum of Art,2000, p. 276-277.
LOT N°136, VENDU : 232 000 € EXPERT : Cabinet Froissart-Lemaire Date 26.03.2004
PROVENANCE: Private collection (SDK)
(Formerly: Louis Philippe II d'Orléans, 6th Duke of Orléans (1773-1850)